Récit - Un site utilisant Commission scolaire du Val-des-Cerfs

8 conseils

1- L’accompagnement est généralement favorable aux formations et favorise davantage de réels changements de pratique. C’est d’ailleurs pour cette raison que la CSVDC finance le réseau de REAPO plutôt que d’engager une deuxième personne au service local du RÉCIT par exemple. À titre de REAPO, vous pouvez mieux accompagner les enseignants de votre école étant donné la proximité et les liens qui vous unissent à vos collègues. Les relations humaines sont plus importantes que les connaissances informatiques quand notre intention est de favoriser des changements aussi importants que l’intégration du numérique dans les apprentissages des élèves.

2- N’attendez pas les demandes d’accompagnement. Étant donné l’ampleur du changement impliqué, il est difficile de convaincre les gens du gain qu’ils auront. Vous devrez donc consacrer un certain temps à la vente de votre accompagnement ou du nôtre. C’est normal et c’est une partie importante de votre travail de REAPO.

3- Offrez plusieurs formules et soyez souples dans les modalités. Certains enseignants auront besoin que vous soyez avec eux dans la classe pour les premières utilisations. D’autres voudront être accompagnés sans leurs élèves, mais ne voudront pas être seuls. En plus de vous libérer, vous devrez donc libérer quelques enseignants en même temps. Bref, vos seules limites sont le budget de libération alloué à votre école et ce que vous êtes prêts à modifier dans votre tâche d’enseignant. N’oubliez pas que nous sommes là et que si vous ne faites que générer des demandes vers nous, vous aurez effectué votre travail de façon exceptionnelle!

4- Favorisez l’utilisation du numérique par les élèves dans un cadre pédagogique plutôt que simplement ludique. Les outils technologiques devraient être majoritairement utilisés dans des contextes pédagogiques et remplacer de vieux outils tout aussi pédagogiques quand l’alternative offre une valeur ajoutée. En d’autres mots, on change l’outil, pas le type ou la nature de l’activité. Ce n’est pas un ajout d’activités, de matière ou de contenus, c’est un changement d’outil pour la même intention pédagogique. Souvent, les nouvelles possibilités technologiques vont nous permettre de transformer les activités d’apprentissage, mais ça demeure un remplacement plutôt qu’un ajout.

5- En ce sens, vous devriez leur offrir des exemples et des modèles, mais à l’origine, c’est leur planification et la progression des apprentissages qui doit gérer ce qui sera vécu en classe avec le numérique plutôt que l’application techno du mois. Un bon site qui offre des exemples d’utilisation qui peuvent aider certains enseignants au début est Missions possibles en TIC.

6- Mettez en lumière les liens à faire entre les outils à maîtriser, entre une fonctionnalité dans un outil X et la même dans un outil Y.

7- Ne négligez pas la gestion de classe particulièrement importante quand il y a de la technologie dans cette dernière. Par exemple, si plusieurs outils sont disponibles à plusieurs élèves en même temps, il faut prévoir une façon efficace de poser des questions ou demander de l’aide. Plusieurs enseignants utilisent certains élèves pour les aider à répondre à une partie des questions des autres élèves. D’autres demandent aux élèves d’utiliser un objet plutôt que la main levée pour signaler une demande afin de leur permettre de continuer à chercher pendant l’attente.

8- Proposez-leur de commencer avec de petites intégrations du numérique dans des activités d’apprentissage qu’ils maîtrisent déjà plutôt que de faire des projets grandioses à faible portée pédagogique.